Une cuisine produisant des repas en grand volume, servis à un rythme soutenu et selon les normes d’hygiène, requiert du matériel robuste et conforme. C’est pourquoi le four mixte y a toute sa place. À lui seul, il permet des techniques de cuisson qui nécessitaient auparavant plusieurs appareils séparés. Avant d’en acquérir un, il convient de comprendre comment il fonctionne et de connaître les critères pour bien le choisir.
Deux techniques de cuisson dans un seul équipement
C’est un appareil qui souffle de l’air chaud ou produit de la vapeur. Dans le premier cas, c’est-à-dire la convection, la chaleur se répartit de la même façon partout dans le four. Résultat : chaque niveau de plats cuit de la même manière, pas besoin de les intervertir durant la cuisson. Le mode vapeur, lui, assure une cuisson en douceur jusqu’au centre. Il préserve ainsi les textures et les nutriments des préparations.
Il est possible d’activer l’une ou l’autre, ou même de combiner les deux fonctions. C’est ce qui rend cet équipement très intéressant. Par exemple, si on l’utilise pour cuire de la viande avec un taux d’hygrométrie bien régulé, celle-ci perd moins d’eau. Et avec de l’air sec en fin de cuisson, elle devient croustillante.
Avec les fours professionnels mixtes à injection, de fines gouttelettes d’eau sont projetées à l’intérieur du four, soit sur le ventilateur en rotation, soit directement dans l’enceinte. Elles se transforment instantanément en vapeur, à la demande. L’avantage ? L’absence de chaudière séparée facilite l’entretien, limite les dépôts calcaires et abaisse le prix d’achat.
Les critères à examiner pour choisir le bon modèle
Le choix d’un four mixte se fait selon :
- Sa capacité et le nombre de ses niveaux : pour un snack ou un petit restaurant, un modèle compact avec 4 à 6 étages suffit. Celui qui en comporte entre 10 et 20 convient davantage à des structures collectives. En ce qui concerne les standards pour les grilles ou bacs, voici quelques repères : GN 1/1 fait 530 × 325 mm, GN 2/3 354 × 325 mm, et 600 × 400 mm est le format pâtissier européen.
- Son mode d’alimentation : l’électrique est facile à installer et chauffe rapidement. Le gaz convient mieux aux cuisines déjà raccordées, surtout quand les dépenses énergétiques sont déjà pesantes.
- Le type de commandes : les versions mécaniques sont robustes et simples à prendre en main. Les versions programmables autorisent l’enregistrement de recettes, garantissent la reproductibilité des cuissons et offrent le même résultat, même si le cuisinier est moins expérimenté.
Outre ces éléments, il ne faut pas non plus négliger la place disponible pour s’orienter vers la dimension convenable, le service après-vente pour obtenir de l’aide en cas de panne, la puissance de l’installation électrique de la cuisine pour éviter les disjonctions, ainsi que le mode de nettoyage du dispositif.
Un appareil taillé pour les contraintes de la restauration
Le four mixte mérite sa place dans les cuisines professionnelles, grâce à son adaptabilité. Il peut tout faire :
- Rôtissage de viande.
- Cuisson de plats à la vapeur.
- Régénération de recettes.
- Cuisson à basse température.
- Produits de boulangerie et de pâtisserie.
Avec cet appareil, nul besoin d’acheter d’autres équipements. Il allège la facture d’énergie et permet de réaliser une économie décisive sur de gros volumes et des cuissons sur différents niveaux. Cela accélère et facilite le service, évite les blocages et l’attente quand les clients sont nombreux.
Le gain dépasse la simple économie de place. En rassemblant plusieurs techniques sur un seul poste, le four mixte réduit le nombre d’équipements à acheter, à entretenir et à alimenter. Il autorise également des cuissons simultanées sur différents niveaux, ce qui fluidifie le service en période de forte affluence. Pour la restauration collective, la cuisson à juste température associée à la vapeur limite les pertes de masse et améliore le rendement matière, un critère déterminant quand les volumes sont importants.
